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[15/10/2013] La PreskITW de Yodelice @ Pause Musicale

 
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Julie
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MessagePosté le: Mar 15 Oct - 10:19 (2013)    Sujet du message: [15/10/2013] La PreskITW de Yodelice @ Pause Musicale Répondre en citant

Source: http://pausemusicale.com/interview-yodelice-square-eyes/


Yodelice revient à la vie, avec un nouvel opus, Square Eyes. Cet album à l’âme urbaine est bercée par des méandres électriques et des mélodies épiques aux accents intimistes. Pop fougueuse et incandescente, son album de 11 titres est une traversée dans l’âme de Yodelice, dans son monde à l’imagination bien trempée où sévissent des titres à la puissance douce, à la force subtile, au souffle d’asphalte.Rencontre avec cet artiste qui fait rimer liberté, imagination et patchwork d’époques, sous des mélodies singulières et belles comme l’excellent Time.


Pause Musicale : Yodelice, avec ce nouvel album Square Eyes, on semble te redécouvrir comme une première fois, avec une autre facette, est-ce pensé ainsi, comme une nouvelle ère ?


Yodelice : c’est une bonne question. Oui. Enfin oui, je n’en sais rien, après ce sont les gens qui vont l’écouter de différentes manières. C’est une proposition artistique et c’est toujours accueilli d’une manière extrêmement subjective, donc il y a des gens à qui cela va parler et d’autres qui vont être hermétiques.
C’est toujours particulier. Après c’est vrai que moi en terme de propositions artistiques, j’ai crée ce personnage pour m’offrir une liberté artistique et laisser libre cours à mon inspiration et à mes envies du moment. Donc, je refuse de rentrer dans des cases, de refaire la même chose, à moins que ce soit vraiment en accord avec moi. Du coup, oui cet album est un petit peu différent des autres, surtout en terme d’énergie.




Plus particulièrement, à l’écoute de cet album, on se dit que Square Eyes, oscille entre pop mélancolique et rock enfumé et sombre, est-cela?


Oui merci, cela me va, merci et salut. (Il rit)




Tu me parlerais du personnage de Yodelice, est-ce qu’il a été crée aussi pour te masquer, faire un écran ?


En fait, il n’y a pas vraiment volonté de se cacher derrière Yodelice. Avant d’être un disque, c’était un projet de scène, on a fait des petites salles parisiennes de 20, 30 personnes et des petits clubs comme la Dame de Canton, l’Alimentation Générale, le Sunside puis la Flèche d’Or qui est déjà une autre catégorie. Cela a toujours été un projet de scène, donc il n’y avait pas vraiment de volonté de se cacher, mais plutôt de trouver la clef d’une proposition artistique qui soit un petit peu plus que de la musique.
C’est à dire, ce n’est pas une comédie musicale, mais j’aime assez ces projets à tiroirs. J’aime également avoir une silhouette et peut-être qu’à l’époque du moins, c’était aussi une manière pour exorciser chez moi une timidité de la scène, une pudeur, car mine de rien, même si c’est une création imaginaire ce qui l’inspire c’est mon quotidien, c’est ma vie de tous les jours donc, c’est à la fois imaginaire mais ancré dans une réalité et c’était pour toutes ses raisons plus que pour se cacher.


Citation:
Je voulais vraiment que ce disque ait une texture à part.




Justement tu me parlais de comédie musicale, il y en a une ( Happy Crowd) sur l’album qui fait très opéra rock je trouve..


C’est vrai, j’aime bien le côté glam rock fin 70′ début 80′. Je suis un grand fan de Queen, Freddy Mercury, et il y a dans ses compositions un truc très musical comme Bowie, une sorte de rock grandiloquent et en même temps, je ne pourrais pas faire que cela. C’est marrant, je ne me vois pas non plus là-dedans, mais j’aime bien ce jeu, ce truc d’interprétation à outrance.




Je trouve justement qu’il y a deux temps dans ton album,un plus énergique, l’autre plus calme, la frontière se situant sur Another Second. Est-ce qu’il est pensé de cette manière? »


Non, mais ce que tu me dis à vraiment du sens pour moi, parce que j’ai eu beaucoup de mal à faire le tracklist du disque. Déjà, j’ai enregistré beaucoup plus de chansons qu’il n’y en a sur le disque. Après, j’essaie de construire des voyages et j’ai eu la sensation qu’il était en deux temps.
D’ailleurs Another Second ne faisait pas partie de ce disque, mais j’avais l’impression que l’on avait besoin de respirer car tout est hyper dense, énergique et produit et à un moment, moi et ma guitare me manquaient un tout petit peu. Je me suis donc dit, on va réintégrer ce titre là au milieu du disque, tu l’as bien senti, pour repartir doucement jusqu’à Square Eyes et ensuite à Familiar fire qui termine le disque, où à la fois, je calme le jeu musicalement mais pas dans le message, j’aimais assez le côté un peu positif de cette chanson.


Citation:
Yodelice, j’ai crée ce personnage pour m’offrir une liberté artistique et laisser libre cours à mon inspiration et à mes envies du moment.




Ton album est plus musclé. Est-ce que c’est une volonté ou est-ce totalement instinctif ?


Je m’entraine tous les jours, je fais des pompes. (il rit) Oui, je pense que cela vient de la scène, je le trouve plus énergique aussi. Il a été composé pas mal à New York et mine de rien, je me suis rendu compte avec le recul que j’étais hyper sensible au point géographique dans lequel je me trouve, ainsi qu’aux éléments qui m’entourent.
NY, c’est une ville qui va à 200 à l’heure et c’est marrant, car quand on est rentrés avec Xavier Caux, avec qui j’ai réalisé le disque et Patrice Renson, on s’est dit que les tempos étaient deux fois plus rapides que d’habitude, que l’on n’avait pas mis de guitares acoustiques, mais que des guitares électriques. Je ne sais pas, c’est peut-être aussi l’envie de retourner sur scène. Cela commençait à me titiller et du coup sur scène, j’ai toujours électrifié mes chansons, même mes premiers albums, parce que j’ai besoin de cette énergie là. Je ne peux pas entretenir un espèce de set mélancolique et nostalgique introspectif trop longtemps. Sinon, au bout d’un moment, tu entretiens cet état et cela a pu me peser à un moment donné.
Il y avait mon premier album Tree of life, où effectivement, je pense avoir vécu une petite dépression et je l’assume. C’était un disque extrêmement mélancolique sur la nostalgie de l’enfance et puis après je suis passé à autre chose, mais j’entretenais ce répertoire et au bout d’un moment, j’avais l’impression que cela entretenait un état dans lequel je n’étais plus à l’aise.




Justement, entre ton dernier album et celui-là, il y a un temps qui s’est écoulé, en avais-tu besoin et qu’as-tu fait ?


Oui, j’en avais besoin. J’ai pris du temps pour passer du temps avec les miens, pour voyager et pour aller voir des expositions et des concerts, pour retrouver une vie. Parce qu’une vie en tournée, c’est différent. Les premières fois, j’arrivais très bien à composer en tournée mais sur la fin, j’avais l’impression de tourner en rond et que je n’étais pas content de ce que je faisais, donc c’était important de faire une pause pour ne pas rentrer en mode automatique.
Encore une fois, Yodelice, c’est une liberté artistique, je refuse vraiment que ça devienne une boîte fermée où je ne peux pas faire ce que je veux. Quand tu rentres en mode automatique, il n’y a plus vraiment le truc des débuts, la même sincérité. Comme j’ai vécu cela en produisant des disques de variété, en technicien, un truc où tu as une recette, une manière de faire, je ne veux surtout pas que Yodelice tombe là-dedans donc la pause était aussi importante pour cette raison, pour pouvoir s’abreuver de nouvelles choses et repartir avec du neuf.




Il semble que cet album soit une promenade dans des contrées sombres et entêtantes, presque crépusculaires, qu’est ce qui t’as inspiré pour cet album et en quoi pour toi est-il différent des autres ?


Je pense qu’il est différent dans le sens où il est plus produit. C’est à dire que Xavier, Patrice et moi, nous avons passé beaucoup plus de temps sur les sons, sur les choix de méthodes d’enregistrement. Je suis un peu un geek de vieux matos vintage, de vieux micros de vieux magnétos.
Du coup, je voulais vraiment que ce disque ait une texture à part. C’est-à-dire qu’on a employé plusieurs méthodes d’enregistrements comme un patchwork d’époques. On a enregistré par exemple les batteries et les guitares, comme dans les années 60′ avec les mêmes micros, les mêmes chaines de console jusqu’au magnétos des années 60. Puis après, je voulais y intégrer des synthétiseurs, mais plutôt analogiques mi-70 mi-80′, j’avais envie de trouver un son qui a la fois soit poussiéreux sans être trop rétro non plus, qu’il y ait un truc un peu à part et je suis assez content du résultat.




Je le trouve justement un peu hanté par les Doors, The Rolling Stones…


Alors c’est vrai, cela fait carrément partie de mes influences, de mes premiers coups de foudre musicaux, ce sont effectivement ces années là, ces groupes-là. Moi, j’ai commencé la guitare le jour où j’ai entendu une chanson de Jimi Hendrix Voodoo Child avec cette pédale wah-wah qui commence le morceau. Je n’avais pas analysé que c’était de la guitare et c’était pour moi comme une révélation donc ces groupes comme Led Zep, les Whoo, les Clash, ce sont vraiment des groupes qui m’ont inspirés.
Ce sont mes premiers coups de cœur, ce sont mes disques de chevet que j’écoute régulièrement quoi qu’il se passe et quelque soit la mode. J’ai toujours ces racines-là qui sont en moi et c’est marrant finalement qu’elles aient mis autant de temps à ressortir de ma personnalité.




Moi, je t’identifiais peut-être à tort à la tradition folk et avec cet album je me suis dit, notamment avec Time qui est ma préférée, qu’en fait non…


Oui, il a fallu passer par de nombreuses étapes. Moi, quand j’ai commencé ce métier, j’ai toujours rêvé d’être musicien. Je ne me suis jamais projeté comme un chanteur ou un artiste. Je n’ai jamais tripé dans ma chambre à me projeter devant des foules. J’ai toujours écouté des disques et je rêvais de jouer de la guitare, faire des sessions pour les plus grands du moment.
J’ai été très heureux, car très vite j’ai pu gagner ma vie avec la musique, mais j’étais plutôt dans un mode de technicien plus qu’un artiste. Je pense que lorsque est arrivé cette envie de faire cette proposition artistique Yodelice, j’avais passé tellement de temps en studio à produire et à surproduire des disques que j’avais envie de faire un album extrêmement organique. C’est-à-dire de le composer à la guitare et j’avais envie que les gens ait accès à un disque très pur.
Je n’avais pas forcément envie de faire un disque de folk, mais un disque moins produit qui me ressemble, quand je compose des chansons avec des guitares. il s’avère que cela est tombé exactement au moment où il y avait un retour au folk ce qui ne m’a pas dérangé. Car, moi dans mes disques de chevet, il y aHarvest de Neil Young, ou des disques de Dylan, mais je ne me suis jamais projeté de cette manière. Et puis, avec la scène, sont revenues mes envies de guitares électriques. Je suis guitariste depuis que je suis môme, j’ai joué dans plein de groupes de rock et c’est finalement quelque chose que j’avais délaissé et qui revient naturellement en moi, comme un retour aux sources.




Comment s’est passée la composition de cet album ?


Très étalée dans le temps. C’est un disque qui parle beaucoup d’amour, ce qui n’était pas le cas des autres disques. Il parle d’une fin, d’une rupture explosive et du début d’une autre histoire. De cette période d’entre-deux où tu es un peu entre désillusions, et où tu as la maturité pour dire que le temps fait bien les choses, puis le retour à des sentiments que tu pensais perdus, comme la passion. C’est un disque assez personnel en fait.
Et à la fois, avec les textes, j’ai l’impression d’être plus contemporain et plus urbain. Je suis moins dans une espèce de lyrisme. Certes, il y a quand même des chansons qui sont très imagées et subtiles, je peux le dire car je n’ai pas écrit tous les textes de cet album. Mais s’il y avait peut-être une recherche un peu plus poétique ou de second degrés sur les autres disques, là, c’est beaucoup plus direct en tout cas comme surFamiliar Fire, le refrain c’est  » falling in love again » en boucle. J’avais envie d’un truc plus lâché, plus lumineux, plus en accord avec là où je me trouve aujourd’hui dans mon état d’esprit.


Citation:
Et puis, avec la scène, sont revenues mes envies de guitares électriques.






Quel rôle a jouer ta rencontre avec lesMoustaches Brothers qui apparaissent d’ailleurs dans le clip Time ?


Ils m’ont apporté une remise en place de ce qu’est et ce que doit être un artiste. Ils ont été déclencheurs chez moi de l’envie de refaire un disque et d’être le plus sincère et intègre possible. C’est une grande leçon de voir ces gens qui par le biais de l’art, un art quand même ethnique, ce sont des birmans, dénoncent des choses graves de la situation dans leur pays et sont envoyés en prison pour cela, sont bâillonnés et luttent contre cela à travers l’art.
Ils n’ont jamais pris les armes, chaque fois qu’ils sortaient de prison, ils remontaient une pièce et retournaient en prison. Ils en ont fait 12 ou 13 ans en Birmanie. Moi qui vivais un moment de doute, cela a été très salutaire de les rencontrer, cela remet pas mal de choses en place. Ils ont été déclencheurs de quelque chose chez moi et après dans le disque, ils ont donné l’inspiration à la chanson Time qui est une chanson révolutionnaire, c’est clairement eux qui l’ont inspirée.

 
 

 
 
Comment s’est passée la composition de cet album ?

Très étalée dans le temps. C’est un disque qui parle beaucoup d’amour, ce qui n’était pas le cas des autres disques. Il parle d’une fin, d’une rupture explosive et du début d’une autre histoire. De cette période d’entre-deux où tu es un peu entre désillusions, et où tu as la maturité pour dire que le temps fait bien les choses, puis le retour à des sentiments que tu pensais perdus, comme la passion. C’est un disque assez personnel en fait.
Et à la fois, avec les textes, j’ai l’impression d’être plus contemporain et plus urbain. Je suis moins dans une espèce de lyrisme. Certes, il y a quand même des chansons qui sont très imagées et subtiles, je peux le dire car je n’ai pas écrit tous les textes de cet album. Mais s’il y avait peut-être une recherche un peu plus poétique ou de second degrés sur les autres disques, là, c’est beaucoup plus direct en tout cas comme surFamiliar Fire, le refrain c’est  » falling in love again » en boucle. J’avais envie d’un truc plus lâché, plus lumineux, plus en accord avec là où je me trouve aujourd’hui dans mon état d’esprit.


Citation:
Et puis, avec la scène, sont revenues mes envies de guitares électriques.




Quel rôle a jouer ta rencontre avec lesMoustaches Brothers qui apparaissent d’ailleurs dans le clip Time ?


Ils m’ont apporté une remise en place de ce qu’est et ce que doit être un artiste. Ils ont été déclencheurs chez moi de l’envie de refaire un disque et d’être le plus sincère et intègre possible. C’est une grande leçon de voir ces gens qui par le biais de l’art, un art quand même ethnique, ce sont des birmans, dénoncent des choses graves de la situation dans leur pays et sont envoyés en prison pour cela, sont bâillonnés et luttent contre cela à travers l’art.
Ils n’ont jamais pris les armes, chaque fois qu’ils sortaient de prison, ils remontaient une pièce et retournaient en prison. Ils en ont fait 12 ou 13 ans en Birmanie. Moi qui vivais un moment de doute, cela a été très salutaire de les rencontrer, cela remet pas mal de choses en place. Ils ont été déclencheurs de quelque chose chez moi et après dans le disque, ils ont donné l’inspiration à la chanson Time qui est une chanson révolutionnaire, c’est clairement eux qui l’ont inspirée.





Je trouve qu’il y a également quelque chose de psychédélique dans Square Eyes, comme sur Fade Away et des sortes de moment de transe sur ton album, comme des respirations ?


J’aime ça, ces moments de lâcher prise qui généralement naissent sans être calculés, ce sont des accidents. On se dit alors « et si en fait, on faisait cela ». Tu rentres sur une grille d’accords avec tes musiciens et puis tu te dis là, il n’y a pas besoin de chanter, il n’y a rien à dire, ça tourne parfaitement. J’aime les disques comme cela avec une minute trente de musique. J’aime également cela en live et je pense que sur tous les disques de Yodelice, il y a des moments de ce type, des espèces de vagues qui t’entraînent, presque cinématographiques.


Citation:
J’aime bien cette citation de Nietzsche qui dit « deviens qui tu es ». Cela peut signifier « donne toi les moyens de devenir qui tu as envie d’être », et à la fois « Cherche qui tu es » et également « n’oublies pas d’où tu viens ». J’essaye de m’en faire une philosophie.




Pourquoi ce titre, Squared Eyes ?


Ayant passé beaucoup de temps aux États-Unis pour le disque et ayant l’appris l’anglais en Angleterre pendant mes études, il y a une expression américaine que je ne connaissais pas et qui m’a fasciné. Ce sont les mères de petits Américains qui disent lorsqu’ils passent trop longtemps devant un écran ou devant un jeu, « si tu restes trop longtemps devant la télé ou la playstation, tu vas finir par avoir les yeux carrés (Squared Eyes) ». Comme toutes ces expressions qui ne se traduisent pas, j’ai eu tout de suite la vision de ces petits personnages aux yeux carrés et j’ai trouvé cela très graphiques. Cela m’a plu comme expression et cet album dans la production a quelque chose d’extrêmement graphique, de très produit, de géométrique. Je trouvais donc que le titre fonctionnait très bien. J’ai trouvé cela très inspirant.




Tu as travaillé avec Xavier Caux (ingé son) et le batteur Patrice Renson (Salif Keita, -M-) que t’ont-t’ils apporté?


Xavier, je travaille avec lui depuis plus de 12 ans. Il a presque travaillé sur tous les Yodelice, comme sur d’autres albums. C’est quelqu’un avec qui je travaille très bien, on se connait bien, on écoute les mêmes disques donc c’est vraiment très fluide.
Patrice, c’est un musicien de génie, un multi-instrumentiste incroyable qui a des oreilles en or et en plus qui a des bonnes vibrations, c’est important en studio d’être avec des gens que tu aimes.
Ils m’ont apportés énormément, je ne saurais pas rentrer dans le concret, mais travailler tous les trois, c’était très intéressant car on était tous dans la même démarche, la même dynamique. On avait envie de faire un disque qui compte. Je ne sais pas la vie qu’aura cet album, mais on voulait vraiment sortir de studio la tête haute et allez au bout de la projection que l’on se faisait de ce disque. Ce que l’on a fait.





En parlant de graphisme et de géométrie, la pochette, c’est toi qui l’a choisi ?


La pochette, c’est Elliott Bliss. Je travaille depuis le début avec lui, il a fait toutes les pochettes de Yodelice. Pour celle-là, on en avait parlé, je voulais qu’elle ressemble au disque. A la fois, c’est Yodelice, je voulais donc récupérer cette silhouette de clown et à la fois, je voulais que ce soit graphique et coloré. Il a fait cette pochette qui est sublime mais qu’au premier abord je n’ai pas aimée tout de suite.


Il faut dire que c’est difficile de choisir la pochette, quand tu sors de 1 an et demi de studio. Elliot a toujours une force de simplicité, une force graphique et en même temps, la pochette fait penser à un patchwork d’époque, une sorte de vieille affiche avec une modernité en même temps. J’ai tout de suite vu qu’il y avait un truc et en fait il me proposait d’autres choses très bien, mais rien au final n’était plus fort que celle-ci, que ces couleurs et que cette silhouette noire incarnant ce disque.
Citation:
Je pense que sur tous les disques de Yodelice, il y a des moments de ce type, des espèces de vagues qui t’entraînent, presque cinématographiques.


Même sur le clip de Fad Away, où il y a de nombreuses influences à la pop culture, sorte de course poursuite réalisé par Elliot Bliss, il semble y avoir une nouvelle approche en terme visuel ?


C’était pareil. Yodelice, c’est histoire d’un clown qui est en quête de son identité comme n’importe quel être et qui évolue comme nous tous, au gré des rencontres et des années. Yodelice, il est comme cela, il grandit et évolue. Ce disque fait à NY dans un endroit beaucoup plus urbain, le nom même de l’album fait référence à la télé, à la console de jeu, à l’écran à quelque chose de générationnel. J’avais donc envie d’un clip qui ressemble à cela et encore une fois il y a des codes, des rappels.
J’ai tourné un clip qui s’appelait Free avec notre regrettée Bernadette Lafont qui avait joué dans ce clip où je jouais un Yodelice en ombre, j’avais une sorte de combinaison toute noire et finalement, c’est le même petit personnage que l’on retrouve dans le clip de Fade Away, trois, quatre ans plus tard. C’est à la fois une évolution comme la pochette, comme la musique, c’est toujours tendre vers quelque chose de plus lumineux, de plus urbain et surtout se faire plaisir.



 
 

 
 
En parlant de graphisme et de géométrie, la pochette, c’est toi qui l’a choisi ?

La pochette, c’est Elliott Bliss. Je travaille depuis le début avec lui, il a fait toutes les pochettes de Yodelice. Pour celle-là, on en avait parlé, je voulais qu’elle ressemble au disque. A la fois, c’est Yodelice, je voulais donc récupérer cette silhouette de clown et à la fois, je voulais que ce soit graphique et coloré. Il a fait cette pochette qui est sublime mais qu’au premier abord je n’ai pas aimée tout de suite.



Il faut dire que c’est difficile de choisir la pochette, quand tu sors de 1 an et demi de studio. Elliot a toujours une force de simplicité, une force graphique et en même temps, la pochette fait penser à un patchwork d’époque, une sorte de vieille affiche avec une modernité en même temps. J’ai tout de suite vu qu’il y avait un truc et en fait il me proposait d’autres choses très bien, mais rien au final n’était plus fort que celle-ci, que ces couleurs et que cette silhouette noire incarnant ce disque.
Citation:
Je pense que sur tous les disques de Yodelice, il y a des moments de ce type, des espèces de vagues qui t’entraînent, presque cinématographiques.




Même sur le clip de Fad Away, où il y a de nombreuses influences à la pop culture, sorte de course poursuite réalisé par Elliot Bliss, il semble y avoir une nouvelle approche en terme visuel ?


C’était pareil. Yodelice, c’est histoire d’un clown qui est en quête de son identité comme n’importe quel être et qui évolue comme nous tous, au gré des rencontres et des années. Yodelice, il est comme cela, il grandit et évolue. Ce disque fait à NY dans un endroit beaucoup plus urbain, le nom même de l’album fait référence à la télé, à la console de jeu, à l’écran à quelque chose de générationnel. J’avais donc envie d’un clip qui ressemble à cela et encore une fois il y a des codes, des rappels.

J’ai tourné un clip qui s’appelait Free avec notre regrettée Bernadette Lafont qui avait joué dans ce clip où je jouais un Yodelice en ombre, j’avais une sorte de combinaison toute noire et finalement, c’est le même petit personnage que l’on retrouve dans le clip de Fade Away, trois, quatre ans plus tard. C’est à la fois une évolution comme la pochette, comme la musique, c’est toujours tendre vers quelque chose de plus lumineux, de plus urbain et surtout se faire plaisir.



L’avenir de Yodelice tu le vois comment, est ce qu’un jour tu imagines redevenir Maxime Nucci ?


Je ne sais pas du tout. Je suis tellement conscient que la vie réserve des surprises, sans tomber dans les clichés, que j’ai du mal à être dans des projections à long terme, car a chaque fois que j’y suis, les choses ne se passent jamais comme prévu. J’essaye donc de profiter de l’instant présent et de voir où cela va mener. Ce qui est sûr, c’est que j’essayerais toujours d’être en quête d’une liberté d’expression artistique. Je ne ferai jamais les choses par défaut parce que l’on m’y attend ou parce que c’est confortable, mais je les ferai toujours parce que j’ai envie de les faire.
Citation:
Yodelice, c’est histoire d’un clown qui est en quête de son identité comme n’importe quel être et qui évolue comme nous tous, au gré des rencontres et des années.




Comment te sens-tu à l’approche de la sortie du disque ? 


Bien. Je n’ai jamais vraiment la pression de la sortie d’un disque. Un disque, c’est un moment, un espace temps. Il va avoir la vie qu’il va avoir. Biensur je lui souhaite le meilleur, de rencontrer le plus d’oreilles possibles et de séduire le plus de monde, mais c’est passé, il ne m’appartient plus. Par contre, je suis très excité à l’idée de remonter sur scène, c’est vraiment cela qui m’a manqué, là où je me sens bien.
Sur scène, on est encore dans l’instant T, on refait les choses pour les proposer différemment, faire également des impro. Ma plus grande satisfaction, c’est d’avoir annoncer déjà 40 dates qui sont presque quasiment complètes, bien avant la sortie du disque. On est à la troisième Cigale et tout cela sans que le disque sorte. Moi c’est cela qui est le plus satisfaisant, le plus gratifiant. J’ai tourné pendant quatre ans et c’est là que je m’éclate le plus. Après le disque, il y a tellement de facteurs qui rentrent en compte médiatiques, radiophoniques, qui ne m’appartiennent pas que je lâche totalement prise sur cela.




Que voudrais-tu que l’on retienne de cet album ?


Je ne sais pas trop. Ce qui est magique dans les métiers que l’on a, c’est que les gens s’approprient les chansons qui correspondent à des moments de vie. Moi, j’ai vu une femme sur twitter disant qu’elle a accouché sur mon premier album, des gens qui mettent mes chansons à leur mariage car c’est la chanson de leur rencontre. J’aime assez car pour moi, la musique c’est comme cela. Elle correspond à des périodes de vie, elle te rappelle des choses et des moments. Ce qui est beau c’est que le public se l’approprie dans leur quotidien et vit dessus, cela n’a pas d’autre vocation, je crois.




Y’a t-il une citation qui te plait ou pourrait te résumer ?


J’aime bien une citation de Nietzsche qui dit « deviens qui tu es ». J’aime bien car cela veux dire pleins de choses à la fois . Cela peut signifier « donne toi les moyens de devenir qui tu as envie d’être », et à la fois « Cherche qui tu es » et également « n’oublies pas d’où tu viens ». C’est une drôle de formule que j’aime assez et qui est très juste. J’essaye de m’en faire une philosophie.


Tracklist :
1. Time
2. Fade away
3. The answer
4. I worship you
5. Like a million dreams
6. Another second
7. Way back home
8. Happy crowd
9. Haystack
10. Square eyes
11. Familiar fire.
Square Eyes sort chez Mercury /Universal, et est à retrouver dans les bacs dès le 21 octobre prochain.
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Dernière édition par Julie le Mar 15 Oct - 20:41 (2013); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 15 Oct - 10:19 (2013)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 15 Oct - 12:36 (2013)    Sujet du message: [15/10/2013] La PreskITW de Yodelice @ Pause Musicale Répondre en citant

Yeah j'aime beaucoup ! Merci !!! ;-)

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MessagePosté le: Mar 15 Oct - 13:24 (2013)    Sujet du message: [15/10/2013] La PreskITW de Yodelice @ Pause Musicale Répondre en citant

Vraiment top cette interview, c'est cool !  Okay Merci Julie !

(Y'a quelques passages qui apparaissent en double par contre).
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MessagePosté le: Mar 15 Oct - 20:42 (2013)    Sujet du message: [15/10/2013] La PreskITW de Yodelice @ Pause Musicale Répondre en citant

Je me mets à la place de Maxim, à force de répondre à des questions il doit s'en poser tout seul à longueur de journée  Laughing

Merci Julie pour le boulot de recherches Okay
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